dimanche 31 mai 2009
Purée de carottes et pommes de terre à la fève tonka

Ingrédients (pour 2 pers.) :
- 4 carottes
- 1 grosse pomme de terre
- 1 litre d'eau + 1 bouillon cube
- 1 fève tonka
- 1 cuillère à soupe de crème fraîche épaisse
- 1 pincée d'émmental rapé
- 1 noisette de beurre
- sel + poivre
C'est en cherchant des idées pour accommoder des fèves fraîches que j'ai découvert une recette de velouté de carottes à la fève tonka. J'avais déjà utilisé cette épice au goût légèrement caramélisé et vanillé pour réaliser un trifle chocolat blanc/rhubarbe et elle m'avait laissé un souvenir gustatif agréable. Par contre, un velouté pour accompagner un steak au grill, c'est pas ce qu'il y a de mieux.
Je décide donc de réaliser cette préparation et de l'assécher pour en faire une purée.
Pommes de terre et carottes sont coupées en petits tronçons puis mis à cuire dans l'eau bouillante additionnée du bouillon cube. Pendant ce temps, je râpe la noix tonka qui dégage une odeur très agréable de miel, de vanille et d'amande amère puis je la mélange avec la crème fraîche. Le petit bout restant, que je ne peux pas râper au risque d'y laisser le bout de mes doigts, part rejoindre le bouillon.
Au bout d'1/2 heure, j'égoutte sommairement, je mélange avec la crème aromatisée puis je réduis à la fourchette en purée grossière afin de pouvoir trouver des morceaux de légumes sous la dent. J'ajoute enfin le beurre puis l'émmental. Pendant que je fais cuire ma viande, je remets la purée sur feu doux pour que le fromage fonde correctement.
Au final, on retrouve bien le goût subtil de la fève tonka qui se marie à merveille avec cette purée.
lundi 9 avril 2007
Méli-mélo de légumes au blé
Pas de photo pour le moment.
Un bien joli mélange.
Avec la préparation du concours que je suis en train de passer en ce moment, je n'ai pas trop le temps d'écrire des recettes. Cependant je cuisine toujours, maintenant de plus en plus suppléé par ma compagne qui se ré-approprie la cuisine.
Donc voilà une recette qu'elle a inventé un jour où l'on n'avait pas trop le temps de faire à mager et encore moins les idées le permettant...
Il faut pour réaliser ce méli-mélo une courgette, deux ou trois tomates, une poignée de câpres, deux sachets d'épices à paëlla (les petits jaune tout fins) et au choix, du blé, des pâtes, du riz, un mélanges de céréales, etc.
En premier lieu, il convient de mettre le riz/pâtes/blé/etc. à cuire dans de l'eau bouillante. Pendant qu'il cuit, nous allons nous employer à couper les légumes en gros dés après les avoir lavés mais pas pelés. Un fond d'huile d'olive et ils partent à dans la sauteuse se dorer un peu. Sel, poivre, épices jaunes et câpres vont s'ajouter aux légumes, ainsi que le blé/riz/pâtes une fois égoutté. Nous mélangeons le tout et nous laissons cuire à couvert et à feu doux pendant un bon quart d'heure, histoire que les légumes soient fondants.
Voilà, ce n'est pas forcément très présentable mais ça n'est vraiment pas mauvais, enfin, ça n'est là que mon humble avis... ;o)
mercredi 25 octobre 2006
Spaghettis aux épinards sauce moutarde à l’ancienne
Simple, facile et peu onéreux mais vraiment délicieux !
En ce moment, ma petite femme se met à réaliser des petits plats qui rien que d’y penser me mettent l’eau à la bouche. Elle a l’art et la manière pour marier lard et la matière.
L’autre jour, ma mie me demande si je n’ai pas vu son amie.
- Pourquoi donc l’aurais-je vu ?
- Parce que mon amie veut prendre la mie de mes pains.
- Quel ami dépeint ?
- Mais non, juste la mie mon ami, et par demi-pain.
N’y comprenant plus rien, je m’en suis aller chanter un petit air en mi histoire d’appeler mes amis. Mais par l’odeur alléché, je ne fus pas long à revenir.
Avec des épinards fraîchement cueillis et juste passés un peu au beurre pour qu’ils réduisent, elle m’avait préparé un plat de spaghettis tout simple en apparence mais d’une grande ingéniosité.
Tout le secret résidant dans le mariage des pâtes, des épinards et de la sauce. Et quelle sauce ! Rien de moins qu’une crémeuse à la moutarde à l’ancienne ! Juste mélange de 20 cl de crème fleurette et d’une cuillère à soupe de moutarde, avec juste ce qu’il faut de sel et de poivre.
Un vrai régal, mes papilles en applaudissent encore !!!
mardi 26 septembre 2006
Flan de courgettes au roquefort
Encore un mélange insolite qui ravira même les plus difficiles.
L’autre jour, ma compagne arrive et m’annonce, sans préambule : « ce soir, tu dînes tout seul, je rentrerai tard et je grignoterai juste un bout avant d’aller au lit ».
Ayant du mal à assimiler toutes ces informations d’un coup (oui, parfois, mon cerveau marche au ralenti, surtout quand je regarde des niaiseries dans le diffuseur d’images bruyant que l’on appelle je crois “téléviseur”), je lui fais répéter ce qu’elle vient de m’annoncer. Forcément, ça l’énerve car elle croit que je ne l’ai pas écoutée (pourquoi les femmes comprennent tout d’un coup d’un seul et que nous autres, soit disant sexe fort, nous avons des difficultés à les comprendre ?!?) et elle me donne de plus amples informations, mais dans un flot de paroles encore plus soutenu.
Ne voulant pas la contrarier plus qu’elle ne l’est déjà, j’essaye d’analyser les mots que j’ai réussi à déchiffrer : séance, essai, chicon, gratuit, Christine. Mais bien sûr !!! Elle va gratuitement cuisiner des endives avec Christine pour faire des essais de recettes. C’est sûr que c’est ça, elle aime les chicons cuits alors que moi non et profite d’avoir trouvé quelqu’un qui aime également. Partant d’une bonne intention, je lui souhaite de passer une bonne soirée et de bien cuisiner. Que n’avais-je pas dit alors… Elle partait en fait faire une séance d’essai gratuite de Chi Cong avec sa collègue ! Point de chicons dans tout ça… Pour essayer de détendre l’atmosphère, j’essaye un petit jeu de mot : « fais attention que ça ne soit pas une séance de chi cong gounia, on ne sait jamais », remarque qui me vaudra pour toute réponse un tirage de langue boudeur. Piqué par la curiosité, je vais sur Internet essayer de voir ce que c’est que ce chi cong. Il ressort de ma recherche que c’est un sport de défense visant la relaxation du corps et de l’esprit, tout comme le Taï Chi. Allons bon, le taï chi, encore un truc qui me parait barbare ! Perso, je ne connais que le “tenchie”, surtout après avoir mangé des épinards (lol).
Une soirée en célibataire, en fin de compte, ça ne me dérange pas. Je vais pouvoir me cuisiner un petit plat que ma compagne n’aime pas et dont je me prive (oui, vous avez raison de me plaindre, je suis un petit garçon brimé ! :-P ). Je regarde ce que j’ai sous la main et j’opte pour un flanc de courgettes au roquefort. Ce n’est pas forcément le plat le plus digeste que je connaisse mais qu’est ce que c’est bon !!!
Une fois lavées, les 6 petites courgettes prévues initialement pour une ratatouille passent par le fil de mon couteau et se retrouvent en belles tranches d’un demi-centimètre (/ !\ non pelées sinon ça part en purée ensuite). Je décide d’utiliser ma cocotte minute (cette cocotte porte le nom d’autocuiseur mais je préfère ce nom plus parlant et marrant) pour les cuire 15 min. Une fois cela fait, je les presse fortement dans mon chinois (mais non, pas mon voisin asiatique ! juste ma passoire conique à maille fine). Faute de, une simple passoire ou un linge propre peut faire l’affaire. Cette opération est plus que nécessaire car les coquines ont tendance à garder leur eau pour la rendre plus tard, inondant par la même le flan. Une fois suffisamment sèches, je les mélange avec 20cl de crème bien poivrée dans laquelle j’ai cassé un œuf, et émietté 100g de roquefort. Pas besion de sel, le fromage s'en charge. Je verse tout ce mélange dans un petit moule à cake et je recouvre d’un mélange de gruyère et de comté, tous deux râpés.
Après 30 min de cuisson au four à 200°, je démoule et déjà l’odeur qui se dégage de ce flan est un petit bonheur à lui seul. Je me serais ce soir là régalé et j’aurais redécouvert avec plaisir des papilles oubliées. Quant à mon amie, elle aura « découvert des articulations dont j’ignorais l’existence ! » (sic). La boucle est bouclée… (^_^)
vendredi 28 juillet 2006
Bananes vertes frites façon colombienne (Patacones)
Une autre vision de la banane. Merci à Paola qui m'a donné cette recette.
Quoi de mieux que de partir en vacances à la Martinique pendant trois semaines pour aller voir ses parents qui y vivent depuis deux ans me direz-vous ? Et bien peut-être manger des bananes vertes façon colombienne est-il mieux...
Cela n'est pas facile à trouver ailleurs que sous les tropiques mais il faut des bananes très vertes pour réaliser cette préparation. Bien sûr, comme elles sont vertes, il n'est pas question de les peler simplement en tirant dessus. Il ne faut pas croire, elles ne sont pas si bêtes que ça les bananes. Elles se disent, si on me pèle trop facilement alors que je suis verte, les hommes, impatients comme ils sont, ne me mangeront jamais mûre. Il faut donc se munir d'un couteau (oui, avec une fourchette, ça marche beaucoup moins bien vu que ça ne coupe pas) et déshabiller ces dames. Il est probable que, faute de pouvoir rougir, elles noircissent un peu mais ça n'est pas grave.
Une pré cuisson est alors nécessaire car la banane a prévu une autre défense contre les hommes, au cas où ces derniers auraient trouvé une façon d'arriver jusqu'à sa chair malgré sa peau dure à ôter (on peut se dire qu'elles avaient bien prévu leur coup les coquines...). Elle est dure comme de la pierre. Pour déjouer son deuxième piège, il suffit de la couper en 3 tronçons et de lui faire prendre un bain d'huile chaude.
Au bout de 5 minutes, il faut alors les sortir et entre deux feuilles de papier sulfuriser ou entre deux torchons propres (oui, c'est mieux s'ils sont propres mais bon après, c'est affaires de goût...), il faut les écraser avec le cul d'un verre (et non pas le cul d'un ver, le résultat ne serait pas le même je le crains...). Une fois aplatit en galettes d'un centimètre d'épaisseur, un nouveau bain (pas de minuit, à moins que vous ne soyez pas pressé de manger) permet de finir la cuisson. Une fois bien dorées, un peu de sel et de poivre et le tour est joué.
Voilà pour une petite mise à jour de mon blog. J'en ferrai d'autres depuis les Antilles, à moins que je ne sois submergé par la moiteur tropicale...
dimanche 9 juillet 2006
Galette de pomme de terre façon Kiki
Une omellette ? Non ! Une galette de pomme de terre ...
Alors que la France vient de perdre la coupe du monde de foot au profit des italiens, je suis content que la vie reprenne enfin un cours normal et que l'on entende autre chose que des histoires de ballon rond.
Cependant, avant cette défaite, il y a eu le match, ce qui m'a permis d'aller dans ma cuisine faire des innovations culinaires.
J'ouvre mon placard à provision et je regarde ce que j'ai sous la main. Super, des pommes de terre (ça fait plus sophistiqué que de dire des patates mais c'est plus long à écrire). Ça fait un moment qu'une idée germe dans mon esprit tortueux et j'en profite pour la mettre en pratique.
Les patates (j'ai la flemme en fin de compte d'écrire pomme de terre, quoique je vienne de le faire), on a l'habitude de les voir en dés, en frites, en lamelles, en tiers et entières. Comme à mon habitude, je choisis de n'en faire qu'à ma tête et d'aller dans le sens contraire des habitudes. Chez moi, elles seront râpées !
C'est bien beau mais des patates râpées, certes c'est joli mais ça n'est pas très pratique. Ça file entre les doigts tel une armée de petits lombrics et pour agréger tout ça, il va falloir que je trouve un bon (dans les deux sens du terme) mortier. Je commence par blanchir mes patate-vermicelles une dizaine de minutes, ça sera déjà une bonne chose de faite. Je les essore bien parce que comme dit le vieil adage : vers mouillés, vers mouillés !
Au tour du mortier : une pelletée de sable, une pelletée de ciment et un demi-sceau d'eau pourrait faire l'affaire si je décidais de construire une maison en râpé de patate. Mais là, ça risque d'être quelque peu indigeste, quoique les volailles ont des cailloux plein leurs gésiers et ne s'en portent pas plus mal.
J'attrape donc 2 oeufs que je mélange à 2 cuillères à soupe de fromage blanc 20%, un peu de persil concassé, du sel et du poivre et mon râpé qui rejoint le tout. Mais je suppute (joli mot n'est-ce pas ? ^_^) que ça va cruellement manquer de goût. Aucun problème, j'ai LA solution ! Je vais cuire la galette dans une poêle avec un fond de jus de viande bien relevé.
Au final, cet essai est concluant et je me fais un devoir de faire découvrir au Monde, que dis-je, à l'Univers, les pommes de terre râpées !!!
mercredi 28 juin 2006
Ratatouille
Pas très présentable mais très bon, voilà de quoi accommoder les légumes qui traînent.
Je m'apprête à partir en week-end demain et il me reste dans mon bac à légumes quelques malheureux qui trainent sans avoir de but précis. J'entreprends donc de les occuper à quelque chose : la confection d'une ratatouille.
Toutes les familles ont leurs recettes qui différent selon les régions, les humeurs, le sens du vent (et que sais-je encore) et je m'en vais (pas trop loin je vous rassure) vous donner la mienne.
J'ai rassemblé pour cette fois :
1 oignon
1 échalotte
1 aubergine
3 petites courgettes
5 tomates alongées
1 dizaine d'olives vertes
250g de lardons fumés
des herbes de provence, du sel, du poivre et du piment d'Espelette
Un grand saladier est posé à côté de ma planche à découper pour y mélanger les légumes avant cuisson, mon couteau est bien affuté, tout va bien.
Je m'attaque en premier aux méchants oignon et échalotte. Pourquoi méchants ? Parce qu'ils m'ont fait beaucoup pleurer (il ne faut pas sous estimer l'effet lacrymal de ces tites bêtes) et du coup, j'ai pas vu qu'un bout de mon doigt et passé sous le fil de mon couteau trop bien aiguisé (même pas mal d'abord !).
Une fois le plus dur passé, je commence à débiter les courgettes sans les peler, l'aubergine en la pelant et les tomates en les appelant (tomaaatte ? Où te caches-tu ???). Petite astuce pour les tomates : utiliser un couteau à dents évite que la lame ne glisse sur sa peau et n'attaque la votre (encore ?!? Non...)
Je mélange le tout et je verse le mix dans une cocotte où un bon fond d'huile d'olive attend chaudement.
Pendant que ça commence à cuire sur feu vif, je coupe les olives, d'abord en 4 dans la longueur puis en 2 dans la largeur, ou en sens inverse, peu importe à vrai dire, tout dépend de l'état de vos doigts (et oui, c'est petit une olive et ça taille un couteau...)
Une fois toutes les bébêtes vertes coupées, elles vont rejoindre la ratatouille qui commence à fondre et à rendre du jus, suivies par les lardons (pas eu à les couper ceux là, ouf !), le sel, le poivre, les herbes de provence et une bonne grosse pointe de couteau (encore ?!? mais il t'en veut ou quoi ???) de piment d'Espelette. Il donnera de la couleur (un peu) et un petit goût ..... de piment d'Espelette. En même temps ça tombe bien, c'est pour ça que j'en mets.
Et c'est parti pour 3h de compotage à feu doux. Bon, comme d'habitude, je me suis planté dans les proportions et au lieu d'en faire pour 2 j'en ai fait pour 6. Mais c'est bien connu, quand on aime, on ne compte pas ;o)




