Les fourneaux de Kikitoul

Voici les recettes de cuisine que je souhaite vous faire partager. Au menu, de l'entrée au dessert en passant par les plats principaux et les apéritifs, que des petits plats mitonnés avec amour.

lundi 14 décembre 2009

Confiture de Noël de vin chaud aux épices.

Après avoir confectionné les orangettes, il me restait 4 oranges pelées et du sirop parfumé au zeste d'orange. J'avais dans l'idée d'en faire une marmelade quand ma compagne m'a dit "tu ne ferais pas une confiture de Noël pour en mettre des petits pots individuels en cadeau sur la table du réveillon ?"

L'idée était lancée, il ne me restait qu'à trouver la recette. Et je ne sais pas pourquoi mais ces oranges que j'avais déjà détaillées en cubes m'ont fait penser au vin chaud épicé que l'on boit sur les marchés de Noël. L'idée d'en faire de la confiture était bien trop tentante pour ne pas la réaliser.

Un petit tour sur le net m'a appris que personne n'avait encore osé soit en faire, soit publier la recette.

J'ai donc fait chauffé 1 bouteille de vin rouge (côte de Bourg 1998) en y faisant infuser 3 clous de girofle, 3 bâtons de cannelles, 3 étoiles de badiane, 1 càc de gingembre en poudre, 1/2 càc de muscade en poudre. Au bout de 5 à 10 min, j'ai filtré ce vin que j'ai mis dans ma marmite à confiture en cuivre. J'y ai ajouté les oranges et le reste du sirop des orangettes.

Les morceaux d'oranges me paraissaient gros et j'ai préféré les mixer avec le mixeur plongeant (celui pour la soupe...).

J'ai eu un gros doute sur le fait qu'elle prenne car elle me paraissait très liquide et je ne voulais pas la faire trop cuire pour ne pas perdre d'arômes. J'ai opté pour l'utilisation d'1Kg de gelsuc en remplacement du sucre même si a posteriori 800g aurait suffit.

Je pense qu'il va falloir qu'elle se bonifie un peu en vieillissant en pot mais elle est déjà excellente. On retrouve très bien le goût du vin chaud de Noël.

confiture_vin_chaud

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vendredi 27 octobre 2006

Confiture de litchis à la rose.

Confiture_litchi_rose


Subtilité des goûts et des couleurs.


Il y a en ce moment un redoux des températures qui nous laisse tous un peu perplexe, mais plus encore la nature qui en perd son latin. De fait, les rosiers plantés en face de chez moi se remettent à bourgeonner de plus belle et sont à nouveau magnifiques.

Mais comme je me dis que de toute manière ça ne va pas durer et que ces belles fleurs vont bien finir par geler, j’ai décidé de m’occuper de leur cas. Armé de mon petit panier, je suis allé délicatement les dénuder en leur ôtant leurs pétales dans le seul but d’en agrémenter ma cuisine.

Et pour cause, il y avait déjà un petit moment qu’une confiture de framboises et litchis à la rose vu dans l’excellent livre de Christine Ferber me souriait en me regardant d’un œil aguicheur…Ne pouvant pas résister aux mélanges audacieux, je m’empressai donc de la réaliser !

J'ai bien entendu adapté la recette originelle. Pour commencer, j'ai enlevé les framboises. Ensuite, j’ai pris des litchis au sirop, beaucoup plus faciles à trouver sous nos contrées que des litchis frais, quoique nettement moins bon tout de même. On ne peut pas tout avoir non plus, je ne vais pas faire le difficile.

Donc, j’ai égoutté ma boite moyenne de litchis, je les ai tranchés en deux puis je les ai mis dans ma bassine en cuivre avec 800g de sucre additionné de pectine (type gelsuc) et le jus d’un citron (bon, en fait, 2 cuillères à soupe de jus de citron tout prêt, je l’avoue). J’ai commencé la cuisson à feu fort jusqu’aux premiers frémissements puis je l’ai ralenti un peu, histoire de ne garder qu'un léger bouillonnement.  Après 20 min, j’ai ajouté 10 cl d’eau de rose et deux belles poignées de pétales préalablement lavées. Encore 5 min de cuisson et direction la mise en pot.

Le mariage du litchi et de la rose est vraiment délicat et en accompagnement d’une faisselle (mon petit péché mignon…) c’est un vrai bonheur. Par contre, c’est à nouveau la désolation des prémices de l’hiver devant chez moi : fini les jolies couleurs apportées par les rosiers...

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vendredi 13 octobre 2006

Confiture de carottes

Confiture_carotte



Confiture capital bronzage ;)

Je sais bien que je me laisse aller en ce moment en ne faisant pas beaucoup de mise à jour. En voici donc une nouvelle pour votre plus grande joie (et surtout la mienne).

L’autre jour, je vais gentiment faire mes courses quand je tombe en émoi devant l’étalage des carottes au rayon fruits et légumes. Elles sont vraiment belles, petites et ont l’air vraiment goûteuses.

Il faut à ce moment de mon récit préciser que j’entretien une relation particulière avec les carottes. Tout petit déjà, j’ai été malade et je n’ai alors eu comme nourriture essentiellement que de la purée de carotte. Je ne sais pas si ça rend aimable comme le prétend la sagesse populaire (il faudrait demander à mon entourage pour ça) mais une chose est sure, j’avais les fesses bien dorées… En effet, cette consommation accrue a eu pour conséquence de me faire avoir un teint orangé qui aurait fait pâlir plus d’un estivant en quête de bronzage.

Plus tard, je ne manquerai jamais de faire comme mon idole à longue oreille mais sans pour autant prononcer à chaque bouchée le fameux « wath’s up doc’ ? ». Je suis un fan des carottes et je les aime surtout en croquant dedans tout juste pelées.

Donc, je trouve cet étalage de carottes formidable et je décide, soyons fous, d’en prendre un sac de 5 kilos. Une fois chez moi, je commence à en manger 2 en croquant dedans et je prépare un saladier de carottes râpées. Je ne me suis pas trompé, elles sont vraiment succulentes ! Juteuses à souhait et surtout, elles ont ce merveilleux petit goût sucré. Sucré ? Avez-vous dit sucré ?

Trop tard, le mal était fait, l’image du pot de confiture à la carotte était devant mes yeux, c’était trop tard pour pouvoir faire demi-tour à ce moment là. Et voilà que je prépare 1 kilo de carottes que je râpe avec la grille la plus fine. Je les ai au préalable bien lavées, pelées et équeutées car il ne doit plus y avoir de vert du tout. Je sors ma bassine à confiture en cuivre et je verse mon râpé à l’intérieur. Petit problème, les carottes n’ont rendu que très peu de jus. Je rajoute alors trois verres d’eau soit l’équivalent de 50 ou 60 cl. Je mélange bien et je commence la cuisson à feu doux pendant une vingtaine de minutes, en fait, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau et que mes carottes soient moelleuses.

J’ajoute alors 80% du poids du râpé en sucre et comme toujours, le jus d’un citron. Je porte à ébullition en remuant de temps en temps pour ne pas que ça accroche et je maintiens à feu vif pendant une quinzaine de minutes. Je vérifie la nappe de ma confiture en posant une goutte sur une assiette sortie du congélateur. J’ai mis tout ça en pot et hop ! Mes pots tous retournés  à l’envers.

Alors certes, au petit déjeuner, c’est plus que surprenant. Par contre, elle va très bien pour accompagner des viandes blanches où là elle est un vrai petit régal !

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mardi 19 septembre 2006

Confiture de figues de Barbarie

Confiture_figues_Barbarie


Une confiture qui ne manque pas de piquants...


Tous les jeudi et samedi matin, il y a dans notre charmante bourgade le marché. Nous n’y allons pas souvent mais la semaine dernière, bien décidés à aller marcher un peu au marché (logique non ?), nous avons pris notre beau panier et en avant ! Je trouve que le marché est un endroit fascinant. Outre les fruits et légumes, ce que j’aime, c’est regarder les gens. Il y en a trois sortes.

Tout d’abord, les gens du cru (et pas du cul, même si certains dégagent des odeurs qui s’en approchent…). Ils se connaissant tous (ou presque) et passent en fin de compte plus de temps à discuter qu’à acheter des produits maraîchers. Il est de toute manière probable qu’ils aient un jardin chez eux et le marché est donc pour eux un endroit de rencontre, tout comme la sortie de l’église, mais en moins pénible car ils n’ont pas à attendre une heure et demie que le curé ait fini de psalmodier…

Ensuite, il y a les touristes et assimilés. J’entends par “assimilés” les nouveaux habitants de la commune qui ne se sont pas encore intégrés et acclimatés. Ils sont assez faciles à reconnaître, ce sont ceux qui s’arrêtent devant chaque étal en s’extasiant, ô, une patate ! Ils ont également une tenue vestimentaire remarquable. Pour eux, marché de province signifie foire aux bestiaux boueuse. Ils portent donc des bottes en caoutchouc de grande marque, même par beau temps… C’est vrai, j’exagère un peu (quoique…).

Et enfin, il y a les gens qui habitent ici depuis déjà quelques temps et qui sont entre les touristes et les gens du cru. Ils ne s’extasient plus devant les étals mais ne s’arrêtent pas non plus pour discuter au milieu des allées. Ils achètent leurs fruits et légumes tout en regardant du coin de l’œil les touristes avec un sourire moqueur et tendent l’oreille pour écouter les discutions au cas où l’on parlerait de quelqu’un qu’ils connaissent. Bref, je fais partie de cette catégorie et c’est pour moi un vrai bonheur que d’aller faire le marché. D’autant plus que l’on y trouve parfois des choses surprenantes, comme ces barquettes de figues de Barbarie.

Bien sûr, attiré par la curiosité, j’en ai acheté une après que le vendeur nous en ait fait goûter un bout en nous montrant comment enlever la peau. Il nous a bien prévenu que c’était le fruit d’un cactus et qu’il y avait donc des petites épines un peu partout sur la figue. Bien entendu, lui les prenait à pleines mains sans se plaindre le moins du monde…

De retour dans ma cuisine, j’entreprends donc d’en peler quelques-unes pour le dessert. Et rassuré par la démonstration du vendeur, à mon tour j’en prends une à pleine main et... la relâche de suite !!! Grand mal m’a pris de tenter l’expérience, j’ai la main couverte d’épines invisibles mais très douloureuses. Je me mets à me gratter comme un forcené mais rien n’y fait. Point de figues au dessert ce jour là, je peux vous l’assurer !

Le lendemain, la douleur s’étant atténuée, je chausse deux gants en cuir épais. À nous deux, figue du diable ! Je commence par bien les frotter et je les fais tremper dans un bac d’eau fraîche. Des milliers de petits poils flottent à la surface. Je les préfère là que dans mes mains ! Ensuite seulement, je coupe les deux extrémités et j’entaille profondément la figue sur sa longueur. À l’aide de mon couteau, j’attrape la peau et la première couche de chair qui est amère et je tire. Ça vient tout seul. Une fois cela fait, je coupe le cœur en quartiers dans un bol et je les réserve nature pour le dessert.

Mais c’est plein de pépins et nous sommes quelque peu déçus par le goût, certes bon mais pas aussi fort que nous l’avions espéré. Qu’à cela ne tienne, j’en ferai de la confiture ! Et l’après-midi même, je pèle le reste de mes figues et je coupe leurs cœurs en morceaux grossiers que je mets dans un tamis à grosses mailles. Une fois cela fait, je commence à écraser les morceaux dans mes mains afin de délier la chair des pépins. Une fois cela fait, à l’aide d’une cuiller en bois je frotte le tamis pour faire passer la chair à travers celui-ci. J’obtiens un jus orange foncé qui enchante vraiment les papilles.

J’ai, après pesée, 500g de jus et chair de fruit. Je mélange cette préparation avec 400g d’un mélange pour moitié de sucre cristallisé et de gelsuc (sucre additionné de pectine qui facilite la prise des gelées). Je réserve le tout filmé au frais pendant une nuit. Le lendemain, j’ajoute un jus de citron et je commence la cuisson à feu fort. Après 20 minutes à feu moyen, je fais un test sur une assiette préalablement placée au congélateur. La cuillère à café que j’y ai versé se tient (ma cuisinière aussi peut le confirmer après un léger débordement !), ma confiture est donc cuite et je mets en pots (en fait, j’aurais pu laisser pot au singulier car je n’en ai qu’un de rempli complètement…).

Après repos, j’ouvre le fond de pot que j’ai fait après avoir rempli mon pot plein et… Ô surprise !!! Ma confiture a des reflets verts fluo sur sa belle robe orangée… Ça ne manque pas de me rappeler cette pâte visqueuse (il me semble que ça s’appelait du slim…) qui était vendue avec les jouets Musclor. Mais je vous rassure, une fois cette originalité esthétique passée, cette confiture est vraiment excellente !



Confiture_figues_Barbarie_3      Confiture_figues_Barbarie_2

Posté par kikitoul à 15:24 - Confiture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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